L’Association des Entraîneurs Français d’Athlétisme s’ouvre à l’internationalisation par la francophonie

À la suite de l’Assemblée générale de notre association du 3 mai 2025 tenue au siège de la FFA à Paris, plusieurs changements ont été validés. D’abord, l’élection d’une nouvelle équipe. Comptant (et non coupant !) d’anciennes têtes, elle s’est aussi ouverte à des nouvelles ce qui permettra d’insuffler un vent nouveau. Autre changement de taille et non des moindre, l’AEFA, l’Association des Entraineurs Française d’Athlétisme, et comme vous avez dû certainement le constater sur la couverture de ce numéro, change de nom pour devenir AEFFA. Ce deuxième F, symbole d’ouverture, souhaite matérialiser notre partenariat ancien et fidèle avec des pays francophones notamment la Belgique, partenaire aujourd’hui incontournable et centrale pour la survie de notre revue, le Luxembourg et peut-être prochainement le Québec et Djibouti. L’acronyme de notre association désigne désormais l’Association des Entraîneurs Français et Francophones d’Athlétisme


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Cette internationalisation francophone est, certes, une volonté d’élargir la base de notre lectorat, qui comme nous l’avons déjà mentionné, doit être suffisamment solide pour asseoir notre survie financière d’éditeur associatif. C’est aussi une volonté d’ouvrir notre ligne éditoriale à des entraineurs non français, qui s’ils parlent la même langue que nous, du fait des contextes culturels différents, ne conçoivent pas les choses de la même façon que nous.

Excellence et diversité : la formation des entraîneurs français face aux modèles anglo-saxons

La qualité de la formation des entraineurs français, est reconnue internationalement pour sa cohérence de structuration, entre autres, grâce à un corps de conseillers sportifs d’État ayant suivi tous un même cursus de haut niveau de formation. Cette excellence de pensée commune est à l’origine une volonté fédérale de permettre à l’ensemble des acteurs, quelle que soit leur spécialité athlétique, de pouvoir se comprendre et in fine, de progresser ensemble.

Les grands entraineurs anglo-saxons nous étonnent toujours en affichant une capacité à changer, à s’adapter, à se focaliser sur des détails qui nous échappent et surtout à parler simplement de leur pratique qu’on se demande souvent comment ils font pour obtenir de tels résultats sportifs. En tout cas pas de modèle unique de formation des entraineurs avec, en contrepartie, des profils et des façons de penser constamment renouvelés. Cette diversité favorise encore plus la chance pour les athlètes de trouver un cadre d’entrainement compatible.

Ce qui fait aussi pour nous français obstacle à une ouverture et un partage international, c’est la barrière de la langue anglaise. Ouvrir notre association à d’autres pays parlant la même langue que nous, c’est donc contribuer à cette volonté fédérale d’élargissement de la réflexion athlétique française. Aller voir ailleurs, pour confirmer nos réussites, observer les points perfectibles, s’imprégner d’idées nouvelles.

Jérôme Nicault
Membre du Comité directeur et de rédaction de l’AEFFA
Membre du Comité directeur de la FFA
Pour nous rejoindre : https://www.aefathle.org/

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Un commentaire

  1. Liens complémentaires sur le site de la Fédération Française d’Athlétisme, la Ligue Belge Francophone d’Athlétisme et le GEFA (Groupement des Entraineurs Francophones d’Athlétisme) ainsi que la FLA Fédération Luxembourgeoise d’Athlétisme.

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